Issue de formation littéraire, Johanna Almos expérimente les métiers du livre allant de la librairie à l’édition tout en se gardant du temps afin de se consacrer à l’écriture de ses romans. Actuellement en pleine création de sa propre maison d’édition, NaOH, en partenariat, cette éditrice en herbe doit faire face au géant que représente Internet comme tous les acteurs du livre.

Master 2 Métiers du livre - Université de Bourgogne - Johanna Almos

© Johanna Almos – Facebook

C’est au cœur de Tonnerre, une petite ville de charme, qu’une jeune femme a choisi de déposer ses valises. Compagne du gérant de la librairie Plume & Image, Johanna Almos se destine à un métier de passion, celui d’éditrice. L’idée de fonder une maison d’édition ayant toujours fait écho en elle, Johanna s’associe à un partenaire et prend le rôle de co-fondatrice et de trésorière des éditions associatives NaOH.

La création d’une maison d’édition

C’est à ce moment que l’utilisation d’Internet entre en jeu.  Dorénavant, l’enregistrement et la création des maisons d’édition se fait en ligne.

« Nous réfléchissons actuellement à la création d’un site internet. »

Dans le but de faire connaître les éditions NaOH mais aussi pour répondre aux commandes en ligne, il apparaît aujourd’hui indispensable de faire appel à Internet. Cela permet effectivement d’atteindre un public plus grand comme le public des librairies en passant par la distribution classique, mais aussi le public habitué au e-commerce.

En parallèle du site, une page Facebook est également en cours de création. En attendant, voici la page personnelle de Johanna pour plus d’informations sur les activités de la librairie et de la ville de Tonnerre ainsi que sur les éditions Otherlands, éditeur des romans et recueils de Johanna.

Master 2 Métiers du livre - Université de Bourgogne - Mémoires de corps de Johanna Almos

© Estelle Leduc

« Le corps, instrument de plaisir et de souffrance. Le corps bafoué, abîmé, sali ou encensé. C’est la peau qui détient nos secrets les plus intimes, nos angoisses les plus profonds. Il n’est rien de plus effrayant que la guerre qui fait rage dans notre propre chair. Ces quatorze nouvelles sauront vous le démontrer. »

Le métier d’éditeur

Tout d’abord, il parait évident pour un éditeur comme pour un avis extérieur que l’utilisation d’un ordinateur et plus précisément d’Internet est indispensable. Ce point de vue se confirme puisque Johanna utilise ce précieux outil environ six à huit heures par jour.

« Nous avons prévu de publier notre premier roman en janvier 2017. »

À l’égal des éditions NaOH, les différents acteurs du livre ont choisi de suivre la voie que proposait Internet. Une prise de contact a pu être établie avec Hachette qui a accepté d’être le fabriquant et le distributeur de la nouvelle maison d’édition associative. Le dépôt de manuscrit se fera en ligne sur le site de Lightening Source France ainsi que les demandes des ISBN pour les parutions à venir.

C’est à travers ce médiateur que les éditeurs peuvent aussi découvrir de nouveaux auteurs. Les réseaux sociaux représentent une base de recherche et c’est par mail que les manuscrits sont le plus souvent envoyés : « procédé moins coûteux et plus écologique que l’envoi postal », d’après Johanna.

L’incontournable Internet

Il serait intéressant de se demander si les métiers du livre seraient capables de revenir en arrière et de cesser d’utiliser l’outil Internet. Cependant, il est trop essentiel pour des facteurs de rapidité, que ce soit pour la création d’une maison d’édition ou bien pour la publication du livre. Pour certains aspects, la régression du métier parait impensable. En tout cas, elle marquerait un frein et la fermeture de la maison face au monde interconnecté.

« D’autre part, Internet reste le meilleur moyen de faire la promotion de nos éditions et de nos ouvrages. »

Camille Lefebvre – Master 2 Métiers du livre 2016-2017